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mardi 22 mars 2011

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http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/210311/islam-laicite-les-femmes-instrumentalisees

Fatima Lalem, adjointe au maire de Paris chargée de l'égalité, rappelle les revendications des femmes et dénonce l'instrumentalisation dont elles font l'objet dans le débat voulu par l'UMP sur la laïcité et l'islam.

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Est-il nécessaire de rappeler, alors que la journée de la femme s'est tenue tout récemment, qu'en France comme dans de nombreux autres pays dans le monde, il reste de nombreux droits à acquérir et à défendre pour les femmes? Les enjeux liés aux droits des femmes sont en outre réactualisés à travers les mouvements révolutionnaires actuels au Maghreb et au Machrek: faut-il rappeler que bon nombre de femmes qui se battent dans ces pays entendent inscrire le principe de laïcité et des droits des femmes comme un enjeu central pour le combat démocratique?

Dans le même temps, ici en France, on voudrait porter un débat sur l'islam en utilisant, encore une fois, les arguments de la place des femmes et de la laïcité pour le justifier. Qui peut être dupe de cette énième instrumentalisation?

Voilà qu'après avoir pris pour cible l'été dernier les Roms et les gens du voyage, après avoir voulu créer, de fait, deux catégories de citoyens en souhaitant déchoir de la nationalité des Français d'origine étrangère, après nous avoir imposé un débat sur l'«identité nationale», prétexte à tous les amalgames et tous les dérapages, ce pouvoir s'apprête encore à jeter nos compatriotes les uns contre les autres. Nous n'avons pas besoin de ce débat qui risque de stigmatiser une partie de nos compatriotes, mais d'une véritable action politique qui favorise le respect de nos valeurs républicaines et de nos lois, au premier rang desquelles le principe constitutionnel de l'Egalité entre les femmes et les hommes.

Si l'une des préoccupations de ce gouvernement était réellement la promotion de cette égalité, alors pourquoi ne compte-t-il ni ministère dédié ni même un secrétariat d'Etat aux droits des femmes?

Ce que demandent les femmes, c'est une égalité salariale garante de leur autonomie alors qu'aujourd'hui encore leur salaire moyen est inférieur de 20% à celui des hommes. Revendication très ancienne... puisque la première loi évoquant la parité salariale date de1972! Elles veulent pouvoir vivre décemment alors qu'elles sont six fois plus nombreuses que les hommes à travailler à temps partiel, deux fois plus nombreuses à occuper des emplois précaires et que leur pension de retraite est inférieure de 42% à celle des hommes.
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(Suite à lire via le lien en haut de la page)

lundi 15 novembre 2010

Communiqué d'HES (Homosexualités et Socialisme) - Avant comme après le remaniement, l'UMP et le Vatican blottis dans une niche fiscale

Onze ans, jour pour jour, après la promulgation de la loi relative au pacte civil de solidarité, l'Assemblée nationale va débattre cet après-midi d'un amendement du député de la Drôme, Hervé Mariton, adopté par les députés UMP de la commission des Finances. Par leurs voix, et par cet amendement, l'UMP nous livre sa vision vaticanesque des couples - plus exactement du couple - en créant une discrimination supplémentaire entre les couples mariés et les autres, couples pacsés et couples concubins.

Le projet de loi de finances pour 2011 supprime l'avantage fiscal de la triple déclaration de revenus pour tous les couples, la première année de leur vie commune déclarée. L'amendement vise à rétablir cet avantage au profit des seuls couples mariés. Appuyé sur un exposé des motifs exhalant les relents des pires heures des débats de 1998 et 1999, le député UMP s'acharne contre le pacte civil de solidarité, cadre juridique choisi, depuis, par plus d'un million de nos concitoyens pour organiser leur vie commune. Il stigmatise une nouvelle fois les couples homosexuels, dont c'est le seul moyen juridique de faire reconnaître civilement leur union. Il méprise la réalité de la société française en 2010.

Nous sommes loin du repentir du président de la République qui déclarait, au Nouvel observateur du 7 juillet 2009 : "L’erreur qu’a commise la droite à l’époque du Pacs ! C’était ridicule et outrancier. On s’est trompé. J’en ai tiré des conséquences définitives."

HES (Homosexualités et Socialisme), comme les 350 000 pacsés par an, vivant en couples hétérosexuels et homosexuels, sera attentive au caractère définitif - ou non - des "conséquences" tirées par le président de la République. L'Assemblée nationale va-t-elle commettre "l'erreur" d'adopter cet amendement "ridicule" et "outrancier" ?

lundi 14 juin 2010

Parité et Politique : les sœurs ennemies ?

Dix ans après la loi sur la parité en politique du 6 juin 2000 favorisant « l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives », un bilan s’impose.

Ce bilan me semble contrasté et les quelques avancées perceptibles ne sauraient être suffisantes. Avec le projet de réforme des collectivités territoriales voté mardi 8 juin au Parlement, le débat est plus que jamais d’actualité. Le projet de rénovation soumis au Conseil National du PS le même jour apporte néanmoins une note d’optimisme.

vendredi 4 juin 2010

Contraception : a-t-on le choix ?


Le Planning Familial a lancé la semaine dernière une campagne réclamant le remboursement de tous les types de contraceptifs (pillules mais aussi patchs ou préservatifs). Plus de 95% des femmes pouvant devenir enceintes et ne le souhaitant pas utilisent une méthode contraceptive. Mais cela ne règle pas la question de l'accessibilité de la contraception car se pose maintenant le problème du choix de la méthode. Que ce soit à cause de critères financiers ou par manque d'informations, peu de femmes choisissent elles-mêmes leur contraception.

mercredi 2 juin 2010

L'IVG : un acquis à préserver

A Paris ce sont 23 centres de planification (bientôt 24) qui accueillent, écoutent, orientent et proposent des consultations aux femmes ayant des questions liées à leurs sexualités.

Au quotidien, je m’engage en faveur d’une dynamique territorialisée en matière de sexualité, de contraception et d’avortement. Je suis convaincue qu’une meilleure couverture contraceptive, une contraception plus simple, un accès normalisé à l'IVG ainsi qu'une sensibilisation de tous à l’ensemble de ces questions sont nécessaires pour garantir à chaque parisienne une libre disposition de son corps.