samedi 7 mai 2011

Réouverture du centre IVG de l’Hôpital Tenon dans le 20e

Réouverture du centre IVG de l’Hôpital Tenon dans le 20e Arrondissement

Anne Hidalgo, première adjointe, et Fatima Lalem, adjointe chargée de l’égalité femmes/hommes, se réjouissent de la réouverture aujourd’hui du centre IVG de l’Hôpital Tenon, dans le 20e arrondissement.

Elles souhaitent rappeler que cette réouverture est le fruit d’une mobilisation exemplaire et sans relâche du collectif unitaire pour les droits des femmes du 20e et des réseaux associatifs militants comme le Planning Familial, la CADAC et l’ANCIC auxquels elles ont apporté tout leur soutien, et remercier toutes celles et ceux qui y ont pris leur part.

Frédérique Calandra, maire du 20e arrondissement, et les élus de gauche du Conseil de Paris avaient également exprimé à plusieurs reprises leur attachement indéfectible au droit des femmes à disposer librement de leur corps et à être accueillies dans des structures adaptées.

Si Anne Hidalgo et Fatima Lalem se félicitent de l’issue positive donnée à cette lutte, elles resteront très vigilantes quant à l’effectivité de l’activité d’orthogénie, notamment en matière de dotations en postes de médecins praticiens.

Elles souhaitent par ailleurs saisir cette occasion pour rappeler que l’offre publique de service en matière d’avortement sur l’espace parisien reste largement déficitaire et qu’elle risque, en outre, de subir de nouvelles fragilisations notamment à l’issue du transfert programmé du centre IVG de l’Hôpital Saint-Antoine vers l’Hôpital Trousseau sans transfert des moyens nécessaires au bon déroulement de cette pratique.

La première adjointe et l’adjointe chargée de l’égalité femmes/hommes continueront à interpeller les pouvoirs publics pour qu’ils veillent à l’application de la loi sur l’IVG et à se mobiliser aux côtés de toutes celles et ceux qui refusent que l’on remette en cause de quelque manière que ce soit ce droit fondamental chèrement acquis par les femmes.

mardi 22 mars 2011

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http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/210311/islam-laicite-les-femmes-instrumentalisees

Fatima Lalem, adjointe au maire de Paris chargée de l'égalité, rappelle les revendications des femmes et dénonce l'instrumentalisation dont elles font l'objet dans le débat voulu par l'UMP sur la laïcité et l'islam.

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Est-il nécessaire de rappeler, alors que la journée de la femme s'est tenue tout récemment, qu'en France comme dans de nombreux autres pays dans le monde, il reste de nombreux droits à acquérir et à défendre pour les femmes? Les enjeux liés aux droits des femmes sont en outre réactualisés à travers les mouvements révolutionnaires actuels au Maghreb et au Machrek: faut-il rappeler que bon nombre de femmes qui se battent dans ces pays entendent inscrire le principe de laïcité et des droits des femmes comme un enjeu central pour le combat démocratique?

Dans le même temps, ici en France, on voudrait porter un débat sur l'islam en utilisant, encore une fois, les arguments de la place des femmes et de la laïcité pour le justifier. Qui peut être dupe de cette énième instrumentalisation?

Voilà qu'après avoir pris pour cible l'été dernier les Roms et les gens du voyage, après avoir voulu créer, de fait, deux catégories de citoyens en souhaitant déchoir de la nationalité des Français d'origine étrangère, après nous avoir imposé un débat sur l'«identité nationale», prétexte à tous les amalgames et tous les dérapages, ce pouvoir s'apprête encore à jeter nos compatriotes les uns contre les autres. Nous n'avons pas besoin de ce débat qui risque de stigmatiser une partie de nos compatriotes, mais d'une véritable action politique qui favorise le respect de nos valeurs républicaines et de nos lois, au premier rang desquelles le principe constitutionnel de l'Egalité entre les femmes et les hommes.

Si l'une des préoccupations de ce gouvernement était réellement la promotion de cette égalité, alors pourquoi ne compte-t-il ni ministère dédié ni même un secrétariat d'Etat aux droits des femmes?

Ce que demandent les femmes, c'est une égalité salariale garante de leur autonomie alors qu'aujourd'hui encore leur salaire moyen est inférieur de 20% à celui des hommes. Revendication très ancienne... puisque la première loi évoquant la parité salariale date de1972! Elles veulent pouvoir vivre décemment alors qu'elles sont six fois plus nombreuses que les hommes à travailler à temps partiel, deux fois plus nombreuses à occuper des emplois précaires et que leur pension de retraite est inférieure de 42% à celle des hommes.
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