vendredi 6 juillet 2012
Imposition séparée : un levier pour l’égalité ?
Cette nouvelle rencontre est une très belle illustration car la question de l’imposition séparée des ménages constitue assurément un sujet d’actualité pourtant peu traitée. Elle pose clairement la centralité de l’enjeu de l’Egalite entre les femmes et les hommes, au croisement des sphères professionnelles, économiques et familiales.
Comme l’ont souligné de nombreux chercheurs, les fondements de notre système fiscal actuel, né à la Libération, reposent sur une vision stéréotypée et datée du couple et de la famille. Il donne symboliquement une place centrale au chef de famille, notion qui a pourtant disparu du code civil que depuis 1970.
Ce système fiscal désuet s’inscrit aujourd’hui dans une réalité socio-économique très différente de celle des années 50, et qui s’impose à nous de façon incontournable où le modèle de l’homme considéré comme la ressource financière quasi exclusive du foyer, travaillant à plein temps, et au revenu allant croissant, est lourdement battu en brèche, alors doit-on reformer notre système fiscal fondé sur le foyer fiscal et considérer que l’unité d’imposition devrait être conçue en référence à l’individu ?
Prenons deux paramètres constitutifs de notre schéma social actuel:
Le modèle familial s’est considérablement transformé. Il y a de plus en plus de couples concubins, de familles recomposées, de familles monoparentales, de familles homoparentales, etc… Pour autant aujourd’hui ces ménages, riches de leur diversité, demeurent imposés en fonction de leur statut juridique donc de façon différente, et ce, indépendamment de leur capacité contributive, ce qui plaiderait pour une réforme afin de rétablir l’égalité de traitement devant l’impôt.
Second paramètre, depuis les années 1970, la part des femmes dans la population active a fortement augmenté. Cependant les femmes disposent le plus souvent d’un revenu plus modeste, du fait d’un travail à temps partiel ou d’inégalités salariales dans l’entreprise ou le secteur public. En conséquence, le salaire des femmes généralement plus faible est considéré comme le second revenu du ménage, et, à ce titre, selon certains économistes et fiscalistes, notre système actuel d’imposition tendrait à taxer ce second revenu à un taux marginal plus élevé que si nous étions dans une imposition distincte. Cela aurait donc un effet dissuasif pour les femmes mariées de travailler ou de reprendre une activité à temps complet.
Ces exemples militeraient bien évidement pour une réforme dans les meilleurs délais, vers une imposition individuelle, d’autant que notre système de protection sociale évolue en ce sens. Cependant cette question demeure complexe et l’on s’aperçoit que la donne en Europe est très contrastée. Même les pays qui se rapprocheraient le plus d’un système totalement individualisé d’imposition, le Danemark, la Suède et la Finlande, ont mis en place des pondérations par des systèmes de transfert entre époux.
Je suis donc particulièrement intéressée par l’analyse de nos éminents économistes. Ils vont nous apporter leurs expertises pour tenter d’esquisser les caractéristiques d’un système d’imposition « à la française » qui serait garant d’une autonomie financière des femmes au même titre que celle des hommes sans bien évidement léser les couples avec enfants.
Quelles que soient les points de vue des uns et des autres, le débat montrera à quel point la question d’une réforme de la fiscalité ne peut être dissociée de celle du Genre. Rendre la fiscalité plus juste et plus équitable entre femmes et hommes participe de cette transformation des mentalités indispensable pour aller vers une égalité réelle.
vendredi 27 avril 2012
Alors que nous n’avons eu de cesse d’assister tout au long de ces dernières années, à des reculs préoccupants en matière de contraception et d’IVG, le candidat à l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy, dans sa course effrénée aux voix du Front National, a trouvé bon de s’en prendre ce matin sur France-Inter à la loi de 2001 sur l’anonymat et la gratuité de la contraception pour les mineures qui rappelle que « le consentement des titulaires de l’autorité parentale n’est pas requis pour la prescription, la délivrance ou l’administration de contraceptifs aux personnes mineures ».
Je tiens à exprimer ma consternation devant la radicalisation du discours de Nicolas Sarkozy qui prolonge cinq années d’inaction en matière de politiques de prévention et de régressions s’agissant de l’accès des femmes – en particulier des plus jeunes- à l’avortement et à la contraception.
Baisse conséquente des subventions du Planning familial, refus de considérer –comme le prévoyait cette même loi de 2001- l’éducation à l’égalité et à la sexualité comme devant faire partie du socle commun des connaissances à acquérir par tous les élèves, absence de campagnes massives de sensibilisation et d’un travail régulier qui fait qu’aujourd’hui la majorité des jeunes n’a plus accès à la contraception…le bilan de Nicolas Sarkozy s’apparente, dans ce domaine, à un véritable tableau noir.
Je refuse cette surenchère et appelle à une véritable reconnaissance de la sexualité des jeunes.
Nous avons le devoir de nous opposer à toutes les forces conservatrices et rétrogrades qui, sous la bannière de Nicolas Sarkozy, veulent aujourd’hui, à coup de leçons de morale, remettre en cause les droits fondamentaux.
Je demande à celui qui est encore Président de la République jusqu’au 6 mai de cesser d’abaisser le débat et à toutes les Françaises et tous les Français de se mobiliser pour barrer la route à ceux qui refusent de garantir l’accès des jeunes filles à la contraception et à l’IVG.
vendredi 20 avril 2012
Féministe engagée au quotidien pour la promotion de l’Egalité entre les femmes et les hommes, j’appelle toutes les femmes et notamment celles des quartiers populaires à voter dès le premier tour en faveur de François Hollande.
Alors que la politique de Nicolas Sarkozy a mené à la dégradation des conditions de vie des femmes et à la négation de leurs droits, François Hollande s’est engagé à lutter contre toutes les formes de précarisation des femmes. Il veut aussi mettre un terme aux régressions des droits des femmes et créer une dynamique d’égalité et de justice.
Ses 40 engagements pour l’Egalité entre les femmes et les hommes témoignent de sa volonté d’action en faveur de nos droits.
De son engagement à créer un Ministère des droits de femmes à sa volonté de créer un véritable service public de la petite enfance et de lutter avec conviction contre les violences faites aux femmes, François Hollande a montré qu’il était, de toute évidence, le seul candidat à pouvoir, demain, changer la vie des femmes et à créer les conditions d’une société plus juste, plus égalitaire menant à l’autonomie et à l’émancipation de chacun.
Convaincue qu’agir, comme il le propose sur l’égalité professionnelle, le partage du pouvoir de décision, le droit de disposer de son corps et la déconstruction des préjugés et discriminations sexistes à tous les niveaux est une priorité absolue, je lui exprime mon entière confiance pour faire progresser, après sa victoire que je souhaite ardemment, les droits des femmes.
C’est pour cela que je lance un appel aux femmes pour qu’elles se mobilisent massivement dès le 22 avril pour François Hollande.
François Hollande affirme sa volonté de faire de l’égalité femmes-hommes une politique publique transversale forte qui assurera la mise en œuvre d’un projet de société volontariste en faveur des femmes, qui n’ont jamais aussi durement été menacées dans leurs droits que sous le gouvernement de Nicolas Sarkozy. Fermeture des centres IVG, recul dans la lutte contre les violences sexuelles et sexistes, plafond de verre, détournement de leur image dans les médias, précarité qui les touche de plein fouet ; la liste est longue concernant les inégalités que les femmes subissent au quotidien.
Parce que je suis engagée en tant que féministe et en tant qu’Adjointe au Maire de Paris en charge de l’égalité femmes-hommes, je suis convaincue que le programme de François Hollande nous permettra d’aller vers une société avec plus d’égalité et de justice. Je lui apporte tout mon soutien et invite toutes les femmes à voter pour lui. Les 40 engagements marquent un positionnement féministe chez François Hollande, positionnement qu’il revendique clairement.
La création d’un ministère des droits des femmes est la première étape dans l’élaboration, l’impulsion et l’évaluation des politiques publiques et leurs effets sur les inégalités entre les sexes. De plus, chaque ministère disposera d’un département en charge de l’égalité femmes-hommes.
Je vous invite à découvrir les grandes lignes de ces engagements en cliquant sur le lien ci-dessous
Les 40 engagements en détail
jeudi 5 avril 2012
Alors que depuis quelques années, nous ne cessons d’assister à des reculs préoccupants en matière de contraception et d’IVG, la Secrétaire d’Etat à la Santé Mme Nora Berra n’a rien trouvé de mieux à dire – probablement pour agrémenter encore la campagne très à droite du Président-candidat qui avait commencé avec les propos de M. Guéant puis de M.Vanneste – que son refus de l’anonymat et de la gratuité pour les mineures.
Les déclarations pernicieuses de Mme Bera apparaissent sont particulièrement malvenues à un moment où il faut plus que jamais renforcer les politiques de prévention et relèvent d’un positionnement purement idéologique.
Elles s’inscrivent dans un climat délétère de fragilisation de l’accès des femmes – et en particulier des plus jeunes – à l’avortement et à la contraception.
Plutôt que de servir des discours culpabilisants, le gouvernement serait bien plus inspiré de respecter la loi et de réunir les conditions de son application.
Celle de 2001 consacrant à raison de trois séances annuelles l’éducation à l’égalité et à la sexualité comme devant faire partie du socle commun des compétences et des connaissances à acquérir par tous les élèves mais aussi la disposition prévue par la loi de la même année qui devait permettre à des jeunes filles mineures d’avoir une contraception sans autorisation parentale auprès d’un médecin de ville et qui est restée lettre morte faute de modalités de prise en charge financière permettant l’application large de cette possibilité.
Faut-il rappeler que le Planning familial et les centres de planification sont des lieux privilégiés pour l’accueil, l’écoute et l’accompagnement des jeunes en matière de contraception et de sexualité? Faut-il rappeler que le Planning familial, en plus des attaques idéologiques dont il est l’objet, a de nouveau été la cible du gouvernement qui prévoit une baisse conséquente de ses subventions ?
Faute de campagnes massives de sensibilisation et d’un travail régulier d’information, la majorité des jeunes n’a tout simplement aujourd’hui pas accès à la contraception.
Mme Berra doit prendre en tant que membre du gouvernement ses responsabilités : les jeunes n’ont pas besoin d’injonctions contreproductives ni de discours moralisants autour de la reconnaissance de leur sexualité.
Le respect des lois, la garantie de l’accès des jeunes filles à la contraception et à l’IVG, la préservation des droits fondamentaux vaudront toujours mieux que les leçons de morale datées d’un pouvoir qui s’assume comme de plus en plus rétrograde.
Fatima Lalem, Adjointe au Maire de Paris en charge de l’Egalité femmes-hommes
Paru dans le journal Libération le 5 mars 2012.
Depuis 2009, sans concertation avec les équipes, des centres IVG ne cessent d’être regroupés, délocalisés, fondus dans des maternités, remplacés par des activités plus rémunératrices. A chaque fois le nombre de place pour les femmes baisse, les conditions d’accueil se dégradent. Faire une IVG à l’hôpital public par la méthode de son choix devient de plus en plus difficile.
En France en 2012, il n’est même pas besoin pas besoin d’afficher des positions anti avortement comme Marine Le Pen pour agir contre la liberté des femmes à choisir ou non la poursuite d’une grossesse. Administrations de santé et directions d’hôpitaux s’en chargent, la main sur le cœur pour affirmer leur attachement au droit des femmes, avec la réforme du secteur hospitalier et les réductions budgétaires.
Les pouvoirs publics doivent agir immédiatement pour garantir aux femmes partout sur le territoire national une prise en charge hospitalière, un accès aux soins égal pour toutes y compris les plus démunies.
Nous demandons :
La suspension des réorganisations hospitalières menant à la fermeture de centres IVG
Le maintien des structures existantes de proximité
La garantie de rendez-vous dans les délais prévus par la loi
La gratuité de la contraception
La poursuite des campagnes d’information sur la contraception et l’IVG
Il n’y a pas d’égalité femmes/hommes sans respect du droit inaliénable des femmes à disposer de leurs corps.
Dans quelques mois, les Françaises et les Français vont faire un choix démocratique important pour l’avenir de notre pays, nous demandons aux responsables politiques et aux candidats des engagements clairs en faveur du droit à l’avortement et à la contraception.
Premières signataires :
Fatima Lalem, Adjointe au Maire de Paris en charge de l’Egalité femmes-hommes
Sophie Gaudu, gynécologue-obstétricienne (Paris), Sophie Eyraud, médecin généraliste (92).
Fatima Lalem, Adjointe au Maire de Paris en charge de l'Egalité femmes-hommes
Paru sur Slate, le 17 février 2012.
Toujours prêt à chasser sur les terres de l’extrême droite, le Ministre de l’Intérieur a estimé ce samedi que « toutes les civilisations ne se valent pas » en donnant comme exemple, pour justifier son utilisation de la rhétorique lepéniste, la place des femmes au sein des différentes sociétés.
Ce n’est pas la première fois que ce gouvernement instrumentalise les femmes ou qu’il confond sciemment les peuples et leurs régimes politiques pour de minables calculs électoraux. Le débat sur l’identité nationale, prétexte à tous les amalgames et les dérapages, en a été l’une des illustrations les plus malheureuses.
Si M. Guéant se préoccupait sincèrement des droits des femmes, il aurait pourtant nombre de raisons de s’indigner sans, par ailleurs, jeter, comme il se plaît à le faire, nos compatriotes les uns contre les autres.
Pourquoi ne s’est-il pas exprimé quand Marine Le Pen a attaqué frontalement le Planning familial et prôné le déremboursement de l’IVG ?
Pourquoi reste-t-il sans réaction devant les provocations des militants intégristes qui manifestent devant l’Hôpital Tenon pour intimider les femmes souhaitant avorter ?
Pourquoi n’a-t-il pas poussé le Président de la République à agir pour que quarante ans après la loi Weil, le droit des femmes à pouvoir disposer de leur corps ne soit plus un parcours du combattant tandis que les fermetures des centres IVG se multiplient sur notre territoire ?
Pourquoi n’a-t-il jamais exprimé sa préoccupation face à la précarisation rampante des femmes ou aux inégalités salariales entre les femmes et les hommes qui perdurent et se creusent ?
Pourquoi n’a-t-il pas poussé son collègue de l’Education nationale à appliquer la loi de 2001 sur l’éducation à l’égalité et à la sexualité pour lutter contre les stéréotypes sexistes dans les établissements scolaires ?
Pourquoi s’est-il tu quand les nouveaux amis lybiens du Président de la République ont réintroduit la Charia comme loi essentielle de leur pays ?
Pourquoi n’a-t-il pas eu à contrario un mot pour soutenir les très nombreuses femmes qui, au Maghreb et au Machrek, sont descendues dans les rues et se sont mobilisées, au cours des mouvements révolutionnaires qui ont agité leur pays ces derniers mois pour promouvoir tout à la fois la démocratie, la laïcité et l’égalité des droits ?
La réponse à ces questions, celles et ceux qui sont attachés au principe constitutionnel de l’Egalité entre les femmes et les hommes la connaissent déjà.
Ils savent bien qu’il n’y a rien à attendre de ce gouvernement qui ne compte ni ministère ni même secrétariat d’Etat dédié aux droits des femmes.
Pas plus que les précédentes, cette énième tentative d’utiliser les droits des femmes dans le seul but de stigmatiser, de diviser et d’affaiblir notre modèle républicain ne fonctionnera pas.
Alors que les droits des femmes n’ont jamais autant régressé depuis trente ans que sous ce gouvernement, ce ne sera pas sur ses déclarations mais sur ses actes que le pouvoir en place sera jugé.
Par Fatima Lalem, adjointe au Maire de Paris et Marie-Arlette Carlotti, responsable du pôle "égalité femmes-hommes" dans l'équipe de François Hollande
Paru dans le journal Le Monde, le 10 février 2012.
mercredi 8 juin 2011
Conférence de presse pour le lancement de la pétition "A la télé, pas de filles hors-jeu" par Femmes Solidaires
"Le droit à la pratique sportive est constitutif des grands combats féministes, car il participe du droit fondamental des femmes à disposer de leur corps. Ceux qui, de par le monde veulent écarter les femmes des terrains de sport sont ceux qui veulent les bâillonner, tentant de les reléguer à un statut subalterne dans la société"Aujourd’hui, le sport masculin tient une place importante voire exclusive dans les retransmissions télévisuelles. A travers cette campagne intitulée « Pas de filles hors-jeu ! », nous souhaitons affirmer qu’il doit en être autrement. Les manifestations sportives féminines doivent être justement représentées à la télévision, c’est-à-dire de façon paritaire avec les manifestations sportives masculines. La retransmission des événements sportifs est régie par un décret du 24 décembre 2004. Celui-ci énumère les 21 évènements d’importance majeure que les téléspecteurs-trices sont en droit de pouvoir regarder à la télévision. Les évènements sportifs féminins y sont largement sous représentés (7 évènements sur les 21). La Coupe du Monde de football féminin n’y figure même pas. Or celle-ci existe depuis 1991 et la prochaine se tiendra du 26 juin au 17 juillet en Allemagne.
En vertu de l’article 1er du préambule de la constitution de 1958, nous rappelons que : « La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales. » Par conséquent, nous demandons au Ministre de la culture et de la communication de proposer la modification du décret du 24 décembre 2004* afin qu’il intègre dans les évènements sportifs d’importance majeure les évènements suivants :
Les matchs de l’équipe de France féminine de football inscrits au calendrier de la FIFA. Le match d’ouverture, les ½ finales et finales de la Coupe du Monde de football féminin.
Enfin, la modification de ce décret permettrait au groupe France Télévision d’assumer ses missions de service public en programmant ces matchs à des heures de grande écoute, ce, dès la prochaine Coupe du Monde de football féminin.
*Décret n°2004-1392 du 22 décembre 2004 pris pour l’application de l’article 20-2 de la loi n°86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication, au sujet de la diffusion des événements d’importance majeure
Contact presse : Virginie - 06.83.44.52.34 »
Pour signer la pétition, cliquez sur le lien ci-dessous :
http://femmes-solidaires.org/spip.php?rubrique25
samedi 7 mai 2011
Réouverture du centre IVG de l’Hôpital Tenon dans le 20e
Anne Hidalgo, première adjointe, et Fatima Lalem, adjointe chargée de l’égalité femmes/hommes, se réjouissent de la réouverture aujourd’hui du centre IVG de l’Hôpital Tenon, dans le 20e arrondissement.
Elles souhaitent rappeler que cette réouverture est le fruit d’une mobilisation exemplaire et sans relâche du collectif unitaire pour les droits des femmes du 20e et des réseaux associatifs militants comme le Planning Familial, la CADAC et l’ANCIC auxquels elles ont apporté tout leur soutien, et remercier toutes celles et ceux qui y ont pris leur part.
Frédérique Calandra, maire du 20e arrondissement, et les élus de gauche du Conseil de Paris avaient également exprimé à plusieurs reprises leur attachement indéfectible au droit des femmes à disposer librement de leur corps et à être accueillies dans des structures adaptées.
Si Anne Hidalgo et Fatima Lalem se félicitent de l’issue positive donnée à cette lutte, elles resteront très vigilantes quant à l’effectivité de l’activité d’orthogénie, notamment en matière de dotations en postes de médecins praticiens.
Elles souhaitent par ailleurs saisir cette occasion pour rappeler que l’offre publique de service en matière d’avortement sur l’espace parisien reste largement déficitaire et qu’elle risque, en outre, de subir de nouvelles fragilisations notamment à l’issue du transfert programmé du centre IVG de l’Hôpital Saint-Antoine vers l’Hôpital Trousseau sans transfert des moyens nécessaires au bon déroulement de cette pratique.
La première adjointe et l’adjointe chargée de l’égalité femmes/hommes continueront à interpeller les pouvoirs publics pour qu’ils veillent à l’application de la loi sur l’IVG et à se mobiliser aux côtés de toutes celles et ceux qui refusent que l’on remette en cause de quelque manière que ce soit ce droit fondamental chèrement acquis par les femmes.
mercredi 30 mars 2011
mercredi 23 mars 2011
mardi 22 mars 2011
Pour large diffusion. Veuillez cliquer sur le lien ci-dessous pour lire la suite de l'article.
Fatima Lalem, adjointe au maire de Paris chargée de l'égalité, rappelle les revendications des femmes et dénonce l'instrumentalisation dont elles font l'objet dans le débat voulu par l'UMP sur la laïcité et l'islam.
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Est-il nécessaire de rappeler, alors que la journée de la femme s'est tenue tout récemment, qu'en France comme dans de nombreux autres pays dans le monde, il reste de nombreux droits à acquérir et à défendre pour les femmes? Les enjeux liés aux droits des femmes sont en outre réactualisés à travers les mouvements révolutionnaires actuels au Maghreb et au Machrek: faut-il rappeler que bon nombre de femmes qui se battent dans ces pays entendent inscrire le principe de laïcité et des droits des femmes comme un enjeu central pour le combat démocratique?
Dans le même temps, ici en France, on voudrait porter un débat sur l'islam en utilisant, encore une fois, les arguments de la place des femmes et de la laïcité pour le justifier. Qui peut être dupe de cette énième instrumentalisation?
Voilà qu'après avoir pris pour cible l'été dernier les Roms et les gens du voyage, après avoir voulu créer, de fait, deux catégories de citoyens en souhaitant déchoir de la nationalité des Français d'origine étrangère, après nous avoir imposé un débat sur l'«identité nationale», prétexte à tous les amalgames et tous les dérapages, ce pouvoir s'apprête encore à jeter nos compatriotes les uns contre les autres. Nous n'avons pas besoin de ce débat qui risque de stigmatiser une partie de nos compatriotes, mais d'une véritable action politique qui favorise le respect de nos valeurs républicaines et de nos lois, au premier rang desquelles le principe constitutionnel de l'Egalité entre les femmes et les hommes.
Si l'une des préoccupations de ce gouvernement était réellement la promotion de cette égalité, alors pourquoi ne compte-t-il ni ministère dédié ni même un secrétariat d'Etat aux droits des femmes?
Ce que demandent les femmes, c'est une égalité salariale garante de leur autonomie alors qu'aujourd'hui encore leur salaire moyen est inférieur de 20% à celui des hommes. Revendication très ancienne... puisque la première loi évoquant la parité salariale date de1972! Elles veulent pouvoir vivre décemment alors qu'elles sont six fois plus nombreuses que les hommes à travailler à temps partiel, deux fois plus nombreuses à occuper des emplois précaires et que leur pension de retraite est inférieure de 42% à celle des hommes.
...
(Suite à lire via le lien en haut de la page)
jeudi 3 février 2011
Communiqué de Presse - Annonce de la réouverture du centre IVG de l'Hôpital Tenon dans le 20e arrondissement de Paris
Bertrand Delanoë, Maire de Paris, Anne Hidalgo, Première Adjointe, Fatima Lalem, Adjointe en charge de l'Egalité femmes/hommes, et Frédérique Calandra, Maire du 20e arrondissement, se réjouissent de cette décision pour laquelle ils s'étaient fortement mobilisés et avaient interpellé à plusieurs reprises le Gouvernement sur cette question.
Cette prochaine réouverture va permettre aux femmes de l'est parisien de pouvoir accéder à une interruption volontaire de grossesse.
Le Maire de Paris saisit cette occasion pour demander instamment au Ministre du Travail de l'Emploi et de la Santé de mettre très rapidement en place les moyens nécessaires pour l'application des lois de 1979 et de 2001 relatives à l'IVG à Paris, afin qu'aucune Parisienne ne soit contrainte d'aller à l'étranger pour une interruption de grossesse.
jeudi 2 décembre 2010
Congrès international : le féminisme à l'épreuve des mutations géopolitiques

J'aurai le plaisir d'ouvrir le colloque international qui se tiendra les 3, 4 et 5 décembre prochain au Palais de la Femme autour de la thématique suivante : "le féminisme à l'épreuve des mutations géopolitiques". Portée par l'association des 40 ans de Mouvement, cette belle initiative bénéficie du soutien de la Mairie de Paris.
40 ans après la réapparition sur la scène française et internationale d’un mouvement féministe, les femmes sont aujourd’hui au cœur d’enjeux économiques, sociaux, sociétaux, culturels qui s’inscrivent dans des dynamiques géopolitiques.
Il s’agit de décliner ces enjeux, en s’appuyant sur une analyse de ce qui s’est passé, sur la scène mondiale, du côté des femmes et des mouvements féministes depuis 40 ans, sur les thématiques nouvelles qui se sont peu à peu installées dans le cadre à la fois de la mondialisation, d’une montée du néo-libéralisme, du retour du religieux, d’un développement et d’une évolution des théories féministes.
Il s’agira aussi de décrypter et démonter les diverses instrumentalisations dans lesquelles les femmes et le féminisme sont pris, tant sous l’angle de telle ou telle politique nationale que sous l’angle de la politique de genre conduite par les organisations multilatérales internationales (Union européenne, ONU, Banque mondiale, FMI, Unicef...) d’évaluer ce que les femmes gagnent ou perdent aux déplacements idéologiques à l’œuvre ces dernières années
Il s’agira enfin de dessiner, au-delà des analyses, des perspectives intellectuelles et de lutte pour poursuivre sur le chemin de la libération des femmes, c’est-à-dire celui qui conjugue égalité et liberté.
mercredi 24 novembre 2010
Campagne "Viol: la honte doit changer de camp"
Ce matin, lors de la conférence de presse, j'ai apporté mon soutien à cette campagne à l'initiative d'Osez le féminisme, du Collectif féministe contre le viol et de Mix-Cité.75 000 femmes violées par an en France : pour que des moyens supplémentaires soient mobilisés par les pouvoirs publics, pour que les soins aux victimes soient pris en charge à 100%, pour que les professionnels de la justice et de la santé soient formés,
je vous invite à signer la pétition.
1ère édition des Etats généraux pour la promotion des actions d'éducation à l'égalité et à la sexualité filles/garçons
Ces Etats Généraux sont largement ouverts aux jeunes afin de les sensibiliser à ces questions par le biais de stands, d’animations ludiques et pédagogiques telles que du théâtre forum, des films, des animations multimédia ou encore des présentations d’outils interactifs.
Retrouvez le programme de ces 2 journées.
lundi 15 novembre 2010
Communiqué d'HES (Homosexualités et Socialisme) - Avant comme après le remaniement, l'UMP et le Vatican blottis dans une niche fiscale
Le projet de loi de finances pour 2011 supprime l'avantage fiscal de la triple déclaration de revenus pour tous les couples, la première année de leur vie commune déclarée. L'amendement vise à rétablir cet avantage au profit des seuls couples mariés. Appuyé sur un exposé des motifs exhalant les relents des pires heures des débats de 1998 et 1999, le député UMP s'acharne contre le pacte civil de solidarité, cadre juridique choisi, depuis, par plus d'un million de nos concitoyens pour organiser leur vie commune. Il stigmatise une nouvelle fois les couples homosexuels, dont c'est le seul moyen juridique de faire reconnaître civilement leur union. Il méprise la réalité de la société française en 2010.
HES (Homosexualités et Socialisme), comme les 350 000 pacsés par an, vivant en couples hétérosexuels et homosexuels, sera attentive au caractère définitif - ou non - des "conséquences" tirées par le président de la République. L'Assemblée nationale va-t-elle commettre "l'erreur" d'adopter cet amendement "ridicule" et "outrancier" ?
mercredi 3 novembre 2010
Edito
Il me semble qu’il est, aujourd’hui, important d’interroger les politiques publiques en matière d’égalité femmes / hommes et l’effectivité des droits formellement acquis.
Face à une domination masculine millénaire, le XXe siècle était plutôt porteur d’espérances. Les mutations et les transformations sociales de ce siècle avaient notamment imprimé des changements profonds dans la conception des rapports entre les femmes et les hommes. J’en citerai trois : l’inscription de l’égalité entre les femmes et les hommes comme principe constitutionnel de notre société, avec une évolution progressive d’un droit protectionniste au bénéfice de la mère et de l’épouse vers un droit favorable au principe d’égalité entre les femmes et les hommes et, en corollaire, l’arrivée massive des femmes sur le marché du travail.
Ces évolutions combinées, résultat pour l’essentiel des luttes et des combats féministes ont marqué un net progrès relayé par une quantité de normes européennes et nationales. Evolutions favorables certes, mais les marges de progression demeurent, à ce jour, encore très importantes sur de multiples sujets : diversification des choix professionnels, discrimination à l’embauche, plafond de verre, inégalités salariales, double voire triple journée assumée quasi exclusivement par les femmes, inégalités face aux régimes de retraites etc.
De même, il est impératif aujourd’hui de questionner les évolutions sociétales au regard de trois questions principales :
- La violence faite aux femmes, véritable fléau social qui renseigne sur la perpétuation de rapports de domination de genre
- La persistance de normes et de tabous qui entravent l’accessibilité réelle au droit fondamental des femmes de disposer de leur corps
- Et enfin, le sexisme ordinaire, cette misogynie patente qui se décline dans tous les champs qu’ils soient politiques, économique, familial…
Face à cette distorsion flagrante entre l’égalité formelle presque réalisée et une inégalité persistante vécue au quotidien, ces dernières décennies, il y avait un consensus des acteurs sociaux et politiques pour agir afin de réduire cet écart. Consensus qui semble actuellement complètement remis en cause. Pire, nous constatons l’apparition de facteurs aggravants, résultats notamment de réformes, en cours et à venir, qui risquent d’accentuer dramatiquement les situations d’inégalités entre les femmes et les hommes et de mettre à mal les avancées si chèrement acquises. L’exemple le plus récent est celui de la réforme des retraites ; Bien qu’elle vienne renforcer des inégalités scandaleuses, cette question de la retraite des femmes n’est traitée qu’à la marge, tant sur la scène politique que médiatique.
J’espère que vous serez nombreuses et nombreux à venir sur ce blog, espace de débat sur l’égalité femmes / hommes et qui, je l’espère, participera d’une meilleure visibilité d’un engagement et d’une militance portés au quotidien et largement partagés dans une municipalité porteuse de valeurs d’égalité et de parité.
mardi 19 octobre 2010
Forum / débat : L’égalité entre les femmes et les hommes à l’épreuve des politiques et débats publics : la précarité des femmes à la trappe ?
– Mairie de Paris, CNDF, MAGE –
Le 22 octobre 2010 Paris - salle des fêtes de l'Hôtel de ville -
Depuis la crise économique et financière, sur le front de l’emploi, il est surtout question du chômage des hommes, comme si du côté des femmes, rien ne changeait. Mais si le chômage féminin augmente moins vite que celui des hommes, pour autant, la précarité, le développement des emplois à temps partiel courts eux ne font qu’augmenter chez les femmes.
C’est l’institutionnalisation de la précarité des femmes qui est désormais à l’œuvre : cela s’illustre en particulier dans les secteurs les plus touchés par le travail à temps partiel. Ce type d’emploi renvoie à une logique bien établie d’une « naturalisation » des rôles des femmes et de leur place dans la société.
Autrement dit, la crise revêt deux formes : le chômage pour les hommes, le temps partiel pour les femmes, avec la pauvreté en toile de fond, comme le confirme le rapport du Secours Catholique de 2009.
Il est aussi important de s’attarder sur la remise en cause du système de retraite, reflet des inégalités accumulées par les femmes tout au long de leur vie.
La liste est longue, notre forum / débat sera riche d’expériences et d’échanges sur toutes ces nouvelles formes de précarité. Suite au succès de notre rencontre du 9 octobre 2009, nous avons souhaité réunir et confronter à nouveau les points de vue de chercheur-e-s, élu-e-s, associations féministes et syndicalistes pour démontrer à quel point l’égalité est toujours à l’épreuve des politiques publiques….
Retrouvez le programme ici
Inscriptions : Colloqueobservatoire.sg@paris.fr
jeudi 7 octobre 2010
Octobre sera rose !

J’ai été invitée à prendre la parole, le 6 octobre dernier, pour le lancement de l’opération Octobre Rose (campagne de sensibilisation au dépistage organisé du cancer du sein).
En tant qu’Adjointe au Maire de Paris en charge des questions d’égalité entre les femmes et les hommes, je suis sensible aux questions essentielles relatives à la santé des femmes. En tant que femme, militante féministe issue du mouvement du planning familial, je sais à ce titre combien l’enjeu de la prévention est déterminant pour vaincre les tabous et les résistances et amener les femmes à s’occuper d’elles, de leur corps et de leur santé. Enfin en tant que vice-présidente d’ADECA 75, dont je tiens à saluer ici le travail et l’engagement quotidien pour faire reculer le cancer du sein. Et vous pourrez admirer sur les murs de Paris la campagne d’affichage qu’elle initie, comme chaque année maintenant, en octobre.
Car oui, le mois d’octobre est devenu, à travers le monde, le rendez-vous des campagnes de sensibilisation contre le cancer du sein. De nombreuses initiatives seront organisées sur tout le territoire parisien dans le cadre d’Octobre Rose. Cela est de bonne augure, car toutes et tous ici aujourd’hui, nous le savons, plus nous serons nombreux à être concernés, plus le cancer du sein marquera le pas.
Et le quartier Flandre nous fait cette année l’honneur de lancer une opération pilote à Paris de sensibilisation au dépistage organisé du cancer du sein. Cette action partenariale « Flandre Rose » associe le Comité de Paris de la Ligue contre le cancer, l’ADECA 75, la Mairie du 19ème, l’Equipe de développement local, Espace 19 et la Régie de quartier du 19ème, pour aller à la rencontre des femmes du quartier.
A travers des rencontres et des échanges autour du dépistage du cancer du sein dans les structures du quartier, des recueils de témoignages, une exposition au 104, des stands et des animations dans les commerces, « Flandre Rose » va mobiliser les différents professionnels pour rendre plus accessible l’information et le dépistage du cancer du sein. Et le samedi 13 novembre, un grand moment festif, le Bal Rose, viendra clôturer ici même, ce mois d’initiatives consacrées à la prévention et au dépistage du cancer du sein.
Cette expérimentation dans le quartier Flandre permettra le lancement des « quartiers roses » dans les 11ème, 13ème, 14ème et 20ème et j’en suis très heureuse car je suis convaincue que la généralisation de la culture de la prévention fera reculer le fléau que constitue pour les femmes, le cancer du sein.